Origine de la Fondation

La Fondation Lydie Schmit trouve son origine dans la volonté de la mère de Lydie Schmit, Madame Joséphine Schmit-Schortgen, décédée le 19 mars 1993, de laisser ses biens à une fondation créée pour cultiver la mémoire de sa fille Lydie, décédée avant elle en 1988.

De son vivant, Madame Schmit avait contacté Cornel Meder, alors directeur des Archives nationales, pour y déposer tous les documents, photos et autres souvenirs de sa fille Lydie qui constituent le Fonds Lydie Schmit aux ANLux à la disposition des chercheurs. Elle avait à la même occasion annoncé à Cornel Meder qu’elle prévoyait une disposition testamentaire pour lui laisser ainsi qu’à Camille Kieffer des fonds en vue d’un travail de mémoire sur sa fille.

Effectivement, une fondation a été constituée suivant acte reçu par le notaire André Schwachtgen de Luxembourg en date du 4 novembre 1994. Cet acte fut publié au Mémorial, Recueil des Sociétés et Associations C, numéro 415 du 31 juillet 1997.

Cependant, ce n’est qu’en 2002 que grâce à l’intervention de Me André Schwachtgen, auteur des stauts, les comptes de Madame Joséphine Schmit auprès de la BCEE ont été transférés à la Fondation. C’est à partir de ce moment que celle-ci a pu commencer à travailler.

Statuts

Les statuts coordonnés de la Fondation ont été publiés au Mémorial en date du 20 mars 2012 suivant acte du notaire Emile Schlesser.

Texte des statuts actuellement en vigueur :pdficon

Conseil d’administration

Le premier conseil d’administration de la Fondation Lydie Schmit en 2001 était composé comme suit : président Camille Kieffer, secrétaire Cornel Meder, membres Ben Fayot, Raymond Kirsch, Affi Scherer, Aly Schroeder, André Schwachtgen, administrateur délégué. Jean-Paul Elvinger exerçait la fonction de réviseur d’entreprise.

Après plusieurs modifications au fil des années, l’actuel conseil d’administration est composé comme suit : Ben Fayot, président, Cornel Meder, secrétaire, Roland Schreiner, trésorier, Claudia Dall’Agnol, Lydie Err, Marc Kayser, Affi Scherer, Renée Wagener.

Activités

La première manifestation publique de la Fondation a été la remise de bourses à trois jeunes historiens le 20 octobre 2003 au Cercle Munster, à savoir à

Marc Limpach et Marc Kayser, pour leur travail de recherche sur Albert Wingert dont est issu l’ouvrage « Wir glauben an die Demokratie, Albert Wingert, Resistenzler », paru aux éditions d’Lëtzebuerger Land en 2004.

Gaby Sonnabend pour son travail de recherche sur Pierre Viénot qui a abouti au livre « Pierre Viénot(1897 – 1944), ein Intellektueller in der Politik », publié chez Oldenburg, München, en 2003.

La Fondation a également soutenu la publication de la thèse de Michel Pauly sur « Hospitäler zwischen Rhein und Maas im Mittelalter » dans « Beihefte der Vierteljahresschrift für Sozial- und Wirtschaftsgeschichte » en 2006.

En 2012 a paru le travail de recherche de Carole Reckinger  sur « Cours d’orientation et d’initiation professionnelle (COIP)/ insertion professionnelle divers métiers (IPDM) ». Ce travail a été financé par une bourse de recherche de la Fondation. Une collaboration féconde s’est établie avec le Ministère de l’Education nationale, mais malheureusement pas avec l’Université du Luxembourg. Une publication intéressante et utile en est sortie, éditée par la Fondation avec le Ministère de l’Education nationale.

En 2013 elle a édité l’ouvrage de l’historienne Renée Wagener sur « Méi Sozialismus, Lydie Schmit und die LSAP 1970 – 1988 ».

Ce livre qui constitue une analyse objective de l’activité politique de Lydie Schmit est fondé sur des entretiens avec des contemporains luxembourgeois et étrangers de Lydie et une utilisation approfondie du Fonds Lydie Schmit déposé aux Archives nationales. La recherche de Renée Wagener a été rendue possible par un contrat entre la chercheuse et la Fondation pour une période de deux années.

L’ouvrage a été largement acclamé par la critique et est toujours disponible dans les librairies, sinon auprès de la Fondation.

En février 2015 la Fondation a signé avec l’historien Dr. Marc Birchen un contrat de recherche sur les journaux d’élèves depuis la Deuxième guerre mondiale (« Luxemburgische Schülerzeitungen im Spiegel der Zeit »). Ce contrat va de 2015 à 2017 et doit aboutir à un manuscrit que la Fondation publiera ensuite.